Une nuit sans visage
Il est étrange de penser que sa compagnie devient de plus en plus agréable. Cette nuit j'ai tourné mon visage, mais les aubes étaient mortes avant même de s'être levées. Devant un crépuscule aussi lugubre, je n'eu d'autre choix que de faire la mort une dernière fois. Sentant ses courbe sur ma peau je sais qu'elle me pénétrera avec violence, le seul plaisir qu'il me reste est de savoir ou est-ce que ça sera. Le canon frôlant mes lèvres, le gout du métal me dégoutât, d'un geste je la jeta contre le mur, mais comme des amants qui se déchirent, aussitôt sa présence me manqua. Je ne pouvais plus me passer d'elle, de cette meilleure amie qui n'avait rien d'autre à m'offrir qu'une douleur fatale, mais moins intense que celle d'un c½ur qui a perdu l'envie. L'envie de croire, l'envie de se battre. Je lève mon bras à l'égal de mon esprit, et dans le miroir, une dernière fois, je regarde les dégâts du temps. Un coup de tonnerre m'assourdit, tout devient simple, le temps s'arrête, et seule une pluie de sang sera présente pour pleurer sur mon sort. M'écrasant, je me regarde plus bas que jamais, coller sur le sol. Une mort sans grandeur, une mort par douleur, une mort car je n'avais plus de mots pour dire que j'avais besoin de toi et qu'au dernier instant tu serai la. Dans un dernier sourire, je me rendit compte que je ne partait pas vide, mais au contraire, que je partais rempli de rêves, mais surtout, que je partais dévoré d'amour.